« Il est temps de faire un choix... »
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
- Nous rappelons à tous de bien vouloir activer et remplir la partie Welcome to Hell de vos profils, merci -
•••L'Event 1 a été posté à la forêt ! Merci aux membres participants d'aller y poster •••
N'oubliez pas de recenser le personnage utilisé pour votre avatar !
- Attention, les roux envahissent le forum, restez sur vos gardes !!!! -
Allez voter sur les top sites, c'est rapide, pas cher, et ça aide beaucoup la vie du forum !

Partager|

Où l'ennui conduit ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Où l'ennui conduit ... Dim 11 Déc - 17:45

    Encore une journée. Une journée bizarre dans cet établissement bizarre, avec ces gens bizarres. Depuis son arrivée, ce mot ne cesse de lui revenir en tête pour tout qualifier. Ce qu’elle voit, comme ce qu’elle peut entendre, apercevoir ou encore imaginer. Callie passa une main dans ses cheveux noirs, histoire de leur redonner une quelconque forme, elle expira un bon coup, puis quitta son reflet du miroir. Ses nuits étaient plutôt courtes mais elle en avait l’habitude. Les insomnies du changement. Elle retira sa blouse blanche du porte manteau et l’enfila en ouvrant la porte. Une fois sortie, les mains dans les poches de sa blouse, la jeune femme déambula non sans assurance vers son lieu de travail. Car au final, ce lieu ne lui déplaisait pas tant que ça, elle s’y était bien habituée. L’adaptation était l’un des point fort de l’infirmière. Heureusement.
    Nourrie, logée et blanchie par l’école, il n’y avait pas vraiment de quoi se plaindre. Alors, elle ne se plaignait pas. Le travail manquait juste un peu d’intérêt : aucun élève en « mauvaise » état n’avait encore franchit le seuil de son infirmerie. Aucun élève tout court d’ailleurs. Elle ne croisait que ces chers chérubins -un bien grand mot, la plupart semblaient être majeur- dans les couloirs, et une fois enfermée dans son bureau, adieu le monde sociale. Cela n’était en soit pas tellement un inconvénient. Mais bon, l’ennui était lourd à force.

    La porte de l’infirmerie se referma. Voilà, enfin enfermée. Callie vint s’asseoir à son bureau, elle le regarda : vide, excepté deux ou trois papiers d‘administration. Puis souffla. Son regard se balada alors dans la pièce. Scrutant tout. Elle se leva et fit un peu la poussière, rangeant une énième fois et pour rien les affaires à leur place. Tous les moyens étaient bons pour ne pas s’occuper de la paperasse. Mais le temps s’écoulait lentement. Toutes les tâches d’entretien firent vite bouclées. Alors l’infirmière retrouva sa place derrière son bureau. Avec toujours la même expression blasée, elle prit en mains les documents et se lança dans une lecture fastidieuse. De temps en temps elle prenait un stylo, ajoutant sa griffe aux cas nécessaires. Sa période d’essaie était terminée, le vrai contrat à signer pointa son nez. Cela la faisait doucement rire. Comme si cette établissement laissait le choix. C’était trop tard maintenant. Elle y était, on l’y avait conduit, elle resterait, de gré ou de force. La vie extérieur lui importait plus à présent, pour ce qu’elle y avait laisser.
    Lâchant son stylo, le jeune femme tourna dans son fauteuil pour se retrouver face à la fenêtre qui se trouvait auparavant derrière elle. Elle croisa les bras puis regarda le temps faire son œuvre dans le ciel. Tout semblait si calme lorsqu’elle était enfermée ici. Cela était inquiétant et un peu stressant, il fallait bien l’avouer. Elle se mit à se demander qu’elle genre de blessures et maladies elle serait amenée à croiser ici. Si toute l’année se déroulait sans qu’elle n’ai de patients, elle ferait peut-être un effort pour essayer de sortir, de s’échapper. Qu’elle soit dans son bureau ou pas, peut importait au final, personne ne venait vérifier et personne ne s’en inquiéterait. L’infirmière se mis alors à rêver pouvoir quitter cette pièce et se balader un peu dans les alentours. Facile de rêver, le visage posé dans sa main, appuyé sur l’accoudoir de sa chaise, soupirant lentement.


Dernière édition par Callie O'Konor le Mar 13 Déc - 18:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Lun 12 Déc - 22:59


L’imbécillité n'est pas homme, mais l'homme aime beaucoup se complaire dans ce qu'il n'est pas. Cela pourrait il expliquer pourquoi Arquen marchait dans le couloir à cette heure si, bien conscient de l'absent d'élève dans les couloirs - et c'est de toute manière ce qu'il voulait - ? D'une certaine manière oui, mais pas totalement. Soufflant comme il le pouvait, respirant difficilement, il était réellement en nage. Appliquant sa main sur sa poitrine tout en longeant le mur pour ne pas s'écroulait, il véhiculait à petite dose son pouvoir en lui pour tenter de tenir bon, de continuer d'avancer. Oh, bien sur cela était dans un sens purement psychologique, mais face à cette souffrance physique, les sentiments intérieures pouvaient jouer un grand rôle. C'est grâce à eux qu'il avait réussi à travers l'ensemble de l'école en évitant soigneusement que les gens l’aperçoivent, en évitant tout contacte avec une personne qui pourrait, ou non, s'en servir contre lui. Et oui, nous sommes en guerre les enfants, mais même les plus froid ne pouvaient pas avoir leur moment de faiblesse ? Doucement, il remarqua qu'il commença à marquer le mur d'une trace rouge .. à force de ce frotter contre le mur pour tenir, il venait de s'écorcher vif. Ce n'était pas bien grave, il était enfin arrivé. Suant, des yeux témoignant de son état, il faisait un piètre aristocrate dans cette situation. Mais cela était toujours pareil, tous les ans depuis quelques années, le même jour, ils revenaient. Oh, il n'était pas croyant pour le moins du monde dans les fantômes ou autre, il était persuadé que c'était un autre moyen qu'avait Darkness pour le gardait dans sa poche. Et il y arrivait plutôt bien le salaud .. Et au fur et à mesure que le temps passé, les ombres se faisaient de plus en plus net, de plus en plus grande, vorace et réaliste. Il n'avait pas le choix cette fois ci. Il n'aimait pas se mêler aux autres ou devoir utiliser le service de l'école, ayant tout ce qu'il lui fallait dans sa chambre. Pas cette fois.

Posant sa main sur la poignet, il l'ouvrit en grand, arrivant dans l'infirmerie. Tiens, elle était là.. Elle dû être surprise, voyant comment elle se retournait, et il ne se retint pas de sourire. Un sourire toujours aussi joueur et énigmatique, malgré son état déplorable. Les ombres le laisserait tranquille ici. Il posa son regard dans le sien, tentant presque d'entrer en elle par ce moyen, mais sa voix brisa l'action présente.

- Vous n'êtes pas censée aider dans votre boulot ?

Sarcastique .. biensur. Même dans un état si lamentable, on ne change pas un homme, surtout un homme aimant jouer des autres et avec un potentiel charisme (ajouté à sa sadiquitité .. oui ce mot n'existe pas) totalement incroyable. A peine sa phrase finit qu'il s'écroula, à bout de force, respirant avec peine, son pouvoir lui soufflant un bien être sans limite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Mar 13 Déc - 18:49

    Facile de rêver. Surtout quand on a rien à faire. Non pas qu’être seule et tranquille dérange notre infirmière. Au contraire. Mais bon, quand on a vite fait le tour de la pièce, tout rangé, songé à l’avenir et aux conneries de l’humanité, l’ennui devient vite prenant. Prenant… Interminable …Irrémédiable …Fatal. Le regard complètement vide, le temps passait dans le ciel. Et rien ne changeait excepté le chant des oiseaux. Le fait de se lever à l’aurore rallongeait encore plus les journées de travail. Quelle plaie. Tout allait au ralenti. Bon Dieu que c’est lent !

    Alors quelque chose vint perturber soudainement cet univers muet et froid. Callie tourna sur son fauteuil et son air surpris s’effaça avant qu’elle se retrouve face à son bureau, de nouveau. Et par la même occasion à la porte d’entrée, qui était grande ouverte. Avec toujours la même figure blasée, elle observa l’intrus sans broncher, soutenant son regard. Enfin euh pardon; le patient. Lui broncha tout de suite par contre.


    - Vous n'êtes pas censée aider dans votre boulot ?

    Ni bonjour, ni merde. D’accord. Elle continua de le regarder un instant pour voir son état. Il s'écroula à terre. C’était un marrant donc, en voyant le sourire qu’il affichait. Il semblait si sûr de lui malgré son état. Cela prêtait à sourire. Mais la jeune femme n’en fit rien. Elle préférait attendre de voir ce qu’il lui arrivait concrètement. Elle se leva, prenant appui sur son bureau. Le paquet de documents -lu auparavant- dans ses mains, elle les réunis, les aligna en les frappant sur le plat du bureau. Elle ajouta alors, le plus froidement du monde :

    -Aider oui, bien sûr. Ce qui en ont besoin. Et personnellement, je préfère aussi aider ceux qui le méritent.

    Elle lui lança un regard noir. Ce regard n’avait pas été voulu. Ou sûrement que si, mais par son subconscient. Et un coin de sa bouche se releva légèrement. En clair, si ces blessures sont dû à une connerie que la victime à provoquer ou chercher, et bien tant pis pour elle; Callie se réservait le droit de choisir de la guérir ou non. Quand même pas … Il ne fallait pas qu’elle ai une vision si trancher de son travail. Elle ferait peut-être un effort. On ne peut changer l’homme, elle ne se risquerait pas à essayer. Elle ouvrit alors un tiroir puis rangea ses papiers. L'infirmière se leva enfin pour aider le blessé. Elle le souleva tant bien que mal et l'installa sur le lit prévue à cet effet.

    Elle releva la tête vers le « patient inconnu » puis alla se rassoir dans son fauteuil. Elle prit un stylo en main, croisa ses jambes et souffla doucement, prête à exercer son métier, selon n’importe quelles conditions, malheureusement. Appuyant son coude sur le bureau, la tête légèrement pencher au creux de sa main en guise de socle, comme si elle avait la tête trop lourde, elle demanda finalement, sérieuse :


    -Qu’est-ce qu’y vous amène ?

    … Dans ma charmante infirmerie infestée de vide ? Avait-elle envie d’ajouter. D'accord, il s'était étalé de tout son long sur le sol, mais ce n'était pas avec ça qu'elle pourrait avancer quoi que ce soit sur son état. La trace de sang était bien sûr visible et n’avait certainement pas échappée à l’œil de notre experte. Mais autre chose semblait l’agiter. L’air fatigué, la respiration lourde et saccadée. La curiosité faisait surface chez notre demoiselle. Elle voulait savoir. Savoir et résoudre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Mar 20 Déc - 13:38

[excuse moi encore, bug d'internet qui faisait que je ne pouvais pas te rep =S]


Le sol était froid. Et en vérité, cela n'était pas si désagréable. Dans son état, le très froid comme le très chaud était bon à prendre. Il aurait presque pu s'endormir là s'il n'avait pas un minimum de conscience de là où il était. Dans l'infirmerie, ah oui, avec une femme qui semblait ne prendre que le côté agréable de son boulot. Donc rester le cul sur une chaise. Lorsqu'il entendit pour la première fois sa voix et sa remarque, il se retourna tant bien que mal sur le dos et rit doucement. Elle avait de la répartie, ce n'était pas plus mal. Mais le méritait il maintenant ? Oh, il n'avait rien fait de mal pour être dans cet état, il avec juste vécu - bien que c'était un vision un peu troublé de la vérité. Les fantomes étaient venus, incroyablement nombreux aujourd'hui ! Il voyait clairement le contour de leur corps et pouvait discerner avec une parfaite clairvoyance leur identité à chacun. Ses yeux étaient remplis de larme noir.. Enfin, il les voyait ainsi. Il regarda la porte ouverte derrière lui et distingua une femme .. une belle femme ! Doucement, elle tendit la main vers lui. Sans hésiter, il donna un grand coup de pied dans la porte qui se referma en claquant. C'est à ce moment qu'il sentie les mains de l'infirmière se refermer sur lui pour le soulever. Il s'appuya sur le sol, l'aidant dans sa main oeuvre, et c'est généreusement qu'il se laissa retomber sur le lit. Il prit une grande inspiration, fermant les yeux. Il ne devait pas rester ici trop longtemps, elles allaient finir par revenir. Il rouvrit les yeux en entendant à nouveau sa voix, levant sa main gauche à porté de sa vue. C'est bien ce qu'il lui semblait, quelques gouttes de sang étaient sorties de son corps à force de subir de multiple petite morsure. Il rabaissa sa main, fixant le plafond

- Si vous me demandez si j'ai cherché à être dans cet état ou si c'est à cause d'un pari idiot, alors non.

Il se redressa sur ses coudes avec un rictus. Il ne comprenait pas trop pourquoi, mais il avait déjà remarqué au pars avant que les ombres ne semblaient pas vouloir entrer dans cette pièce. Pourquoi ? Cela leur faisaient elles plaisir de voir qu'il était obligé de ce retrancher dans ce lieu ? Sûrement. Comme cela lui avait fait plaisir de .. Il chassa cette pensée de sa tête, se tournant pour s'asseoir sur le bord du lit, laissant ses jambes dans le vide. Il releva ses yeux sur l'infirmière, sa vision regagnant enfin le réalisme. Il remarqua enfin le soleil. Il faisait beau aujourd'hui ? Il aurait bien voulu aller se promener dans les jardins par un jour pareil pour passer une journée tranquille, loin de toute leur connerie de guerre. C'était incroyablement vide ici ! Peut être était ce cela qui faisait peur aux ombres .. Il sourit quelque peu. Si c'était vrai, c'était une merveilleuse information.

- J'aurais besoin d'arrêter de saigner dans l'immédiat.. Je ne pourrais pas rester longtemps.

Il avait dit cela en se regardant. Il n'avait pas que du sang sur la main, comme l'avait montré la trace qu'il avait fait sur le mur. Est ce que quelqu'un l'avait déjà vue ? Peut être, mais tout le monde s'en ficherait, et ce n'était pas plus mal. Il avait prit assez de temps pour que tout le monde l'oubli, ce n'était pas pour être remarqué maintenant. Mais quel idiot parfois ! Il la regarda dans les yeux

- Excusez moi .. bonjour à vous. Arquen Deloth.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Mer 21 Déc - 23:10

[No problem Dude ^^]

    La jeune Infirmière ne pouvait à présent s’empêcher de le scruter, son précieux et premier patient. Dans ses moindres faits et gestes, chaque parties de son corps. Elle se demandait vraiment ce qu’il pouvait bien avoir, comment avait-il fait pour s’écorcher l’épaule, qu’avait-il d’autres comme blessures. Était-ce seulement physique ? Et avec quoi elle allait laver le sol taché de son sang… Elle verrait pour ce dernier point plus tard, ce n’était vraiment pas important pour l’instant et ce n’était pas le temps qui lui manquait de toute façon. Une fois que chacun fut à sa place, le boulot pouvait enfin commencer sérieusement. Callie, installée derrière son bureau, était prête à l’écouter, à boire ses paroles, pour savoir. Il commença alors :

    - Si vous me demandez si j'ai cherché à être dans cet état ou si c'est à cause d'un pari idiot, alors non.

    Cela la fit sourire. Elle ne comptait pas vraiment le lui demander, mais le savoir était quand même bien. Cela tenait plus de l’anecdote. Elle ne voulait juste pas risquer de remettre sur pieds un tueur en série pour qu’il puisse continuer à faire ses horreurs tranquillement grâce à elle. Enfin, façon de parler. Un tueur en série dans cet établissement aurait déjà fait plus de dégâts. Non ? Pas très rassurant tout ça.
    Callie le regarda bouger. Il s’installa à son aise sur le lit. Grand bien lui fasse, si il se sentait mieux ainsi. Et enfin il se décida à répondre à sa question.


    - J'aurais besoin d'arrêter de saigner dans l'immédiat ... Je ne pourrais pas rester longtemps.

    Quelque chose dans le regard de la jeune femme s’éveilla alors. La lumière du soleil fit tirer ses yeux vers le jaune. Toute son attention était toujours tournée vers lui. D’ailleurs, il s’excusa et se présenta officiellement. Callie écrivit ce nom sur un papier puis se leva finalement, soufflant un « Très bien » assuré. Se dirigeant vers un placard, elle l’ouvrit et y chercha du désinfectant, du coton, une bande de pansement et des ciseaux. Tout en fouillant, elle demanda :

    -Comment ça, vous ne pourrez rester longtemps ?

    Était-ce la présence de l’Infirmière qui le dérangeait ? Ou peut-être le lieu en lui-même ? Elle n’en savait rien, alors autant demander. La durée d’un séjour à l’Infirmerie dépendait de la coopération du patient et de la gravité de son état, forcément. Alors, nous verrons bien combien de temps cela prendra. Et si cela conviendra à Monsieur Arquen Deloth. Espérons.
    Une fois toutes les affaires en main, elle se dirigea vers lui. Prête à faire le nécessaire. Elle prit un petit chariot de métal et y déposa le tout, le rapprochant d’elle pour mieux faire. Le vrai travail commençait enfin. Elle s’était mise juste en face de lui. Elle prit du coton et l’imbiba avec le désinfectant alcoolisé. Elle le regarda et ajouta :


    -Callie O’Konor. Ca risque de piquer un peu.

    Après cette courte aparté, elle se reconcentra sur son travail, pour cela elle prit la main d’Arquen et commença par désinfecter les premières petites plaies qu’il avait. Ses sourcils se froncèrent puis elle rapprocha son visage des écorchures pour mieux distinguer. Curieuse, étonnée, et presque inquiète :

    -Comment est-ce arriver …? A quoi est-ce dû ?

    Elle continua de nettoyer ces tâches, sans savoir à quoi elle avait à faire. Une fois la main terminée, son regard se porta sur l’épaule blessée du patient. Elle le regarda, sans faillir, et lui annonça, le plus normalement du monde :

    -Il faudrait enlever vos vêtements pour que je puisse soigner le reste. Et… Ces écorchures, vous en avez que sur vos mains ?

    Lui demanda-t-elle, maintenant, elle était légèrement inquiète. Cela faisait partie de son travail de s’inquiéter pour ses patients. Même si, la plupart du temps, elle essayait de le cacher. Cela était vraiment étrange. Elle déposa le coton et prit les ciseaux, découpant de petits morceaux de pansements dans la large bande prévue à cet effet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Jeu 22 Déc - 13:20


Arquen la regarda chercher le nécessaire sans réellement faire attention à la première question qu'elle posa à son attention. Oh, il remarqua bien que ses lèvres bougèrent et qu'elle produisit du son, certes, mais pour le moment, il avait l'impression d'être ailleurs. Il secoua faiblement sa tête en la voyant arriver vers lui pour reprendre parfaitement conscience. Il n'était pas fatigué ni trop exténué pour ne pas pouvoir rester conscient, non, c'était juste le retour des choses. Il avait l'impression de sentir encore sa main sur son bras, comme si elle voulait l'entraîner avec elle. Et c'est ce qu'elle voulait, bien évidemment. Mais il ne devait pas y prêter attention, où plutôt le moins possible. Il sourit faiblement lorsque l'infirmière se mit à côté de lui, le petit chariot en métal portant le nécessaire pour pouvoir le soigner. IL regarda le coton d'un air songeur. C'était amusant, il n'avait plus vu cette substance depuis bien longtemps .. Ah, oui, c'était la même substance qu'il avait utilisé pour lui donner le poison qu'elle avait utilisée par la suite. Il était donc coupable de ce qu'elle avait fait ? Pas le moins du monde ! "Hypocrite". Il soupira doucement. La perte de sang et la fièvre lui faisait penser n'importe quoi. C'était malin. Il fronça légèrement les cils lorsqu'elle commença à soigner sa main. Merci de prévenir, même en retard. Callie O'konor ? Ah, ce prénom lui disait quelque chose, effectivement. Il avait du l'entendre au près de son "patron", du dirigeant de cette guerre idiote, ou le dirigeant de son côté plutôt. Il la regarda dans les yeux, souriant un peu plus.

- Callie ? C'est jolie ..

Il la regarda approcher son visage des écorchures et fronça un peu les sourcils. Non merci, il n'avait pas particulièrement envie d'expliquer quoi que ce soit, mais si elle avait une explication à lui donner comme prétexte, il voulait bien la prendre ! Heureusement, elle ne semblait pas voir que c'était des petites morsures. Lorsqu'elle lui demanda d'enlever ses habits, il le fit le plus normalement du monde, déboutonnant sa chemise pour la faire tomber sur le lit, présentant son épaule en sang et son torse qui, bien qu'entretenu, possédait également de multiple morsure. Une bonne dizaine au moins, minimum, il ne c'était de toute manière pas amusé à les compter. Il sentit alors étrangement un son qui ressemblait à de l'inquiétude dans sa voix. Pouvait elle être inquiète ? Pour lui ? Cela lui paraissait totalement improbable. C'était étrange malgré tout .. bah, cela devait fait parti de son boulot d'infirmière non ? Il leva sa main sans blessure vers elle pour remettre une mèche de cheveux avant de la reposer.

- Je resterez le temps que vous finissiez, sinon elles vont venir.. Celles à qui je doit tout cela, et disons que j'aimerais finir la journée vivant.

Il rit doucement. Elle n'allait pas le croire s'il commençait à lui raconter que c'était .. disons le spectre de sa femme, morte depuis plusieurs année, qui revenait avec des amis à elle - et dont il ne préférait pas chercher l'identité - dans le but de le tuer aujourd'hui, juste aujourd'hui. L'année prochaine, elle reviendrait. Mais autant vivre le plus longtemps possible non ? Le jeune aristocrate continua d'observer l'infirmière. Ses mouvements étaient incroyablement méthodiques mais ils révélaient une certaine distance rajouté à celui du métier en lui même, une distance qu'elle semblait imposait elle même. On n'impose pas des choses ainsi par bonheur, assurément. Qu'avait elle fait pour vouloir absolument une distance importante avec ses patients ? Elle semblait être une petite boule de mystère... c'était intéressant. Il sourit à nouveau quelque peu, la regardant. S'il pouvait, peut être resterait il un peu plus longtemps avec cette femme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Ven 23 Déc - 19:06

    Callie se sentait à l’aise, malgré le changement d’élément. Elle avait l’habitude de travailler dans un hôpital. Ici, tout était plus tranquille lorsqu’elle se retrouvait enfermée dans son bureau. Et puis, elle avait qu’un patient à gérer à la fois -parfois aucun même, et non une vingtaine comme cela pouvait être le cas au Livingstone. Elle devait travailler, pour vivre. Cela n’était même pas une question de revenus, mais de changement d‘air. Penser à autre chose en aidant les gens. Et surtout éviter de penser à ce qui avait pu la ronger autrefois. Elle se devait d’aller de l’avant, même si c’était difficile et qu’elle n’y arrivait pas forcément … Arquen était son premier patient, il lui permettait de se remettre dans le bain, et cela était plaisant pour l’instant. L’Infirmière esquissa un mince sourire lorsqu’elle entendu dire que son prénom était soi-disant « jolie ». Bah, il était plutôt commun. Enfin, là d'où elle venait, c'était plutôt commun oui. C’est vrai que là, elle avait carrément changer de pays. En y réfléchissant, son patient n'avait pas les caractéristiques physiques des japonais. Lorsqu’il entra, elle se serait cru encore dans son pays d’origine. Que de souvenirs.

    - Je resterez le temps que vous finissiez, sinon elles vont venir… Celles à qui je doit tout cela, et disons que j'aimerais finir la journée vivant.

    Une fois le patient déshabillé, la jeune femme pu enfin continuer son travail. Elle finit tout d’abord par panser les écorchures qu’elle venait tout juste de nettoyer au niveau de la main. Une fois cela fini, elle s’attaqua à l’épaule. Elle dû se rapprocher un peu de lui et se mettre sur le côté, puis procéda exactement de la même manière. Avec un plus gros morceau de coton imbibé d’alcool désinfectant, elle tapota sa peau écorchée à vif, le plus doucement et délicatement possible. Cela devait piquer, mais c’était nécessaire. Elle évitait également de trop appuyer. Inutile d’en rajouter, cela devait être assez douloureux comme ça. Enfin, les ciseaux en main, elle coupa un morceau assez conséquent dans la bande de pansement et l’appliqua. Elle regarda son travail, satisfaite, puis recula un peu, déplaçant son petit chariot avec elle de quelques centimètres.

    Les paroles d’Arquen percutèrent enfin le cerveau de Callie. Et quelles étranges paroles... Ses sourcils se froncèrent pour la deuxième fois. Décidément, tout restait secret et mystérieux avec lui. Chacun ses secrets après tout. Elle n’insisterait pas plus, cela n’était pas dans ses habitudes. Elle sourit, le regard un peu dans le vague et l’air détaché.


    -Je serais toujours ici, au cas où. Si ça reste soignable bien entendu.

    Elle ne pouvait quitter cet endroit, malgré ce qu’elle avait penser plus tôt. Maintenant qu’une personne avait eu besoin de soins, elle aurait trop peur d’en louper d’autres. Car oui, elle avait penser être tellement inutile qu’une -ou plusieurs même- balade pourrait être jouable dans une journée . Jusque là, elle aurait pu se le permettre, mais maintenant elle commençait à en douter. Et puis, sa conscience professionnel l’en empêchait clairement. Sinon, elle l’aurait fait depuis un bout de temps. Alors elle attendrait ses prochains patients.

    Avant de penser aux autres, il serait d’abord préférable de finir avec le premier. Déchirant du coton, appliquant toujours le même alcool, Callie allait s’attaquer au torse du jeune homme, avec toujours les même gestes. Ces marques étaient vraiment étranges et restaient une énigmes pour elle. Quand bien même elle aurait su qu’il s’agissait de morsures, elle n’aurait pas pu comprendre comment cela serait arriver. Entre patauger complètement et à moitié, aucune différence : on continue de patauger dans les deux cas. Alors un peu plus ou un peu moins… Elle se rapprocha de nouveau avec son coton et désinfecta les écorchures. Il y en avait un peu partout, comme si on l’avait attaqué au cutter par plusieurs petits coups successifs et hasardeux. C’était un peu inquiétant … Elle ne devait pas s’en préoccuper pourtant.

    Essayant de faire au mieux et le plus rapidement possible, pour une première fois en tant « qu’infirmière scolaire », elle s’en sortait plutôt bien. Désinfectées, il restait plus qu’à panser ces dernières écorchures. Pour la dernière fois, elle découpa des pansements et posa le tout sur le chariot. Les déposant délicatement sur chaque blessures et lissant de ses mains froides, l’Infirmière s’aperçut que le corps de Monsieur Deloth était anormalement chaud. Ses sourcils ses froncèrent encore une fois. Une fois le pansage terminé, elle porta sa main au front du patient. Il était bouillant et avait indéniablement de la fièvre. Elle souffla doucement. Partie en direction du placard, elle en sortit une petite boite de comprimés. Revenant vers son bureau, elle y nota la dose et la posologie. Tamponné et signé. Elle marcha jusqu’à lui et lui tendit la boite de comprimés.


    -C’est pour votre fièvre. Un comprimé matin et soir, pendant minimum 2 jours. Si vous ne comptez pas vous en servir et penser pouvoir guérir sans, dites le moi tout de suite.

    Cela évitera le gaspillage à défaut de réellement servir. Cette fièvre état soit dû à du stress et de la fatigue, le tout combiné -ce qu’elle espérait. Soit dû aux écorchures, ce qui signifierait infections et donc hospitalisation -ce qu’elle redoutait.

    -Avec ça, du repos, bien entendu. Mais bon ça, c’est comme le reste, vous faites ce que vous voulez. Et si jamais la fièvre persiste, revenez me voir.

    Combien de fois avait-elle eu plusieurs fois les mêmes patients tout ça parce qu’ils ne voulaient pas suivre les directives indiquées ? Un nombre incalculable de fois. Cela lui avait fait comprendre que les patients faisaient souvent ce qui leur chantait. Maintenant, elle prévenait, à eux de faire le nécessaire pour que ça aille. Sinon, bien sûr, elle était toujours là. Mais des fois, elle avait vraiment envie de les laisser se débrouiller seul, certains le méritait grandement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Lun 26 Déc - 15:08


Arquen approuva d'un signe de tête. Elle serait toujours ici, d'accord, mais il ne pensait pas revenir souvent. C'est, dans un sens, bien dommage de diriger le seul lieu où personne ne veut revenir ou aller tout simplement. Il fallait vraiment aimer aider les gens pour prendre un métier pareil, et il douta pas un instant que cela devait être la vie de Callie. Aider les autres .. était ce gratifiant ? Les autres étaient ils redevables à vie ? Est ce uniquement par satisfaction personnel, ce dire que telle ou telle personne n'en serait pas là si jamais nous n'avions pas était là ? Peut être, mais tout le monde ne pouvait pas avoir que des motivations viles, n'est ce pas ? Il tourna doucement la tête vers la fenêtre tout le temps que la jeune femme le soigna. Il faisait parmi des plus vieux de cet établissement plus qu'étrange et jamais il n'en avait jouer, pourtant dieu sait qu'il aurait pu ! Sentir le contact de sa peau sur la sienne était assez étrange. Cela ne l'excitait absolument pas non, mais disons que cela faisait bien des années que personne ne l'avait touché, ne serait ce que pour le soigner ou le menacer. Il avait toujours fait en sorte de se débrouiller seul, et de toute manière, les gens n'avaient jamais chercher à en savoir plus ou à se rapprocher de lui d'une quelconque manière. Et dans ce sens, ce n'était pas plus mal, vraiment pas. Il frémit en sentant les picotement du au produit qu'elle utilisait. Il baissa les yeux sur les pansement qu'elle terminait de lui mettre et constata une nouvelle fois de son état pitoyable. Il faisait vraiment pitié à voir, en tout cas à son avis car peu de personne devait être prit en compassion devant son état. Beaucoup l'aiderait à aller encore plus mal, il n'en doutait pas. Mais il s'en fichait parfaitement, après tout pourquoi changer son humeur pour des personnes qui ne comptent pas pour vous ? Il soupira et la regarda lorsqu'elle fronça les sourcils quelque peu au contacte de sa peau froide contre son corps chaud.

Il du se retenir de reculer lorsqu'elle vint poser sa main sur son front pour constater ce qui tomber sous le sens maintenant. Il avait une belle fièvre, fièvre qui l'avait bien affaiblit. Il la regarda d'un air absent partir et revenir avec des médicaments, faisant un détour par son bureau pour remplir quelque formulaire. Les papiers administratif ne devait pas être ce qu'il y avait de plus captivant dans son métier, et il était presque désolé pour elle, si c'était possible, qu'elle doivent remplir tant de papier pour un simple tube de comprimé. Elle revint vers lui, et lui tendit. Il mit un instant avant que l'information n'arrive jusqu'à son cerveau, et il tendit la main pour lui prendre doucement avant de la ramener vers lui, contemplant ce qui devait l'aider à aller mieux.

- Non je les prendais...

Pour la première fois de sa vie, voilà que Arquen semblait docile. Etait ce vraiment possible ? Mais oui, blessait le, fait lui perdre son sang, rajoutait une fièvre, et le voilà tout de suite beaucoup plus sociable. Même s'il reste lui quoi qu'il arrive. La phrase qui suivi, il n'y répondit même pas à vrai dire. Qu'avait il à dire après sa ? Pas grand chose. Il ouvrit la boite de comprit, en fit tomber deux dans sa main et les avala de suite. C'était de toute manière un truc comme ça qu'elle avait dit, il avait parfaitement entendu le chiffre deux ! non ? Il posa le reste après l'avoir refermé et attrapa d'une main sa chemise, voulant la remettre. A quoi cela servait ? Elle était déchirée à épaule et pleine de sang. Il la reposa alors et, fermant les yeux, referma ses mains sur le bord du lit pour ne pas tomber en avant ou en arrière. Il lui sembla quelque peu entendre la voix de l'infirmière, ou bien était ce son imagination qui lui jouait des tours ? Aller savoir. Il repensa rapidement à tout ce qui c'était produit depuis qu'il était entré ici et, même si pour une personne lisant leur vie à deux écrite par quelque personne mentalement décalé cela n'était pas grand chose, pour lui, c'était énorme maintenant qu'il était ainsi. Rien que l'effort pour rester éveiller.. Et en repensant à tout cela, il repensa aux gestes de Callie.

Doucement et avec une peine évidente, il ouvrit les yeux et la regarda, reprenant doucement et sans mouvement disgracieux son souffle. Callie O'Konor. Assez original en tout cas. Pourquoi venir dans un tel établissement, hein Callie ? Pourquoi être si distante Callie... Il la regarda ainsi dans les yeux, sans sourire

- Qui était ce ? La personne pour quoi vous mettez cette distance ?

D'accord, une infirmière n'a pas à être copain copain avec ses patients normalement, mais en toute logique, elle n'a pas de raison de s'imposer à elle même une distance supplémentaire que celle de son travail. A moins d'avoir un évènement passer cachant une bien triste histoire, et c'était cette hypothèse là que favorisé actuellement Arquen et à en croire la surprise qui apparut dans les yeux de la jeune femme, il avait raison. Il était près à tout maintenant. Enervement, qu'elle le foute dehors .. Il verrait bien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Ven 30 Déc - 17:40

    Voilà, travail terminé. Enfin, presque. Notre Infirmière continuait de regarder son patient dans le détail pourtant. Non pas qu’elle ait l’impression d’oublier quelque chose ou qu‘elle le matait pour le plaisir, mais plutôt qu’elle voulait s’assurer de son état. Qu’elle ne se soit pas trompée. Arquen lui prit la boite de comprimés des mains. Elle esquissa un tout petit sourire, satisfaite. Cela n’était pas très étonnant. Qui voudrait remettre les pieds ici ? A par elle bien entendu … Si encore elle faisait un effort pour être chaleureuse, sociable et maternelle, les gens viendraient peut-être la voir en étant plus confiants et avec plus de plaisir ? Mais non. Et puis du coup, son pouvoir ne serait plus très utile, déjà qu’elle avait un peu de mal à le contrôler.
    Ayant été infirmière dans un hôpital publique. Elle avait déjà vu bien pire. Encore pire. Elle ne trouvait donc pas son actuel patient si pitoyable que ça. Et puis au moins, Callie pouvait imaginer son état futur, savait où elle allait et quoi faire. Il n’y avait rien de pire que d’avoir un patient gravement atteint et de ne pouvoir rien prévoir, rien anticiper, et surtout ne pas pouvoir l’aider. Alors oui, elle aidait les gens parce qu’elle aimait ça. Cela devait sûrement être dû à son enfance et le bourrage de crâne de ses parents sur -entre autre- l’amour de son prochain. A croire que cela n’avait pas été vain de leur part finalement.

    Le malade, anciennement blessé, prit les comprimés indiqués. Il voulu remettre sa chemise, et Callie put tout lire sur son visage. C’est vrai qu’elle était dans un sale état, sa chemise. La fièvre lui affichait des traits de désarrois. L’Infirmière le fusilla du regard, lorsque le malaise lui prit. Il avait besoin de repos, certes, mais tout de suite. Il ouvrit de nouveau les yeux, elle continuait de le scruter. Cela avait gêner bien des personnes par le passé. Mais il le fallait bien. Et puis, elle ne pouvait s’en empêcher de toute façon. Tout deux se fixaient, sans faillir et affichant un visage neutre. Callie restant fidèle à elle-même. Et sans pouvoir le prévoir, la question qui sortie de la bouche de Monsieur Deloth la perturba une fraction de seconde.


    - Qui était ce ? La personne pour quoi vous mettez cette distance ?

    Une lueur de surprise passa rapidement dans ses yeux puis vint se cracher au fond de son cœur, en silence. Ce qui la surpris fut l’implication d’une quelconque personne comme cause. Callie baissa légèrement la tête, un petit sourire en coin puis replongea ses yeux dans les siens, reprenant son attitude habituelle, de femme sûre d‘elle, froide et blasée, rêvasse. Elle ne se laisserait pas déstabiliser, aucune chance. Elle ne lui dirait sûrement rien de précis, comme lui l’avait fait lorsqu’elle lui avait demandé la cause de ses blessures. Ou répondrait tout simplement par autre chose, en évitant simplement la question. Et puis, elle avait fait des progrès ! Non mais ! Elle ne voyait foutrement pas de quelle distance il voulait parler... Tout lui semblait normal à elle, elle avait tellement pris l’habitude en même temps. Elle haussa les épaules et mis les mains dans les poches de sa blouse, lui répondant nonchalamment. Cela l’amusa. C’était donnant-donnant.

    -Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Vous ne voudriez pas que je vous saute dans les bras lorsque vous entrez dans la pièce, non ?

    Elle rit un peu, sarcastique, cette question n’attendant pas de réponse particulière. Une distance était nécessaire, entre patient et médecin. Cela était des plus normal. Même si une fois dans sa vie, une seule fois, cela avait été oublié, effacé, annihilé par la bêtise humaine. Qu’est-ce qui lui faisait penser que cela était dû à quelqu’un d’abord ? Elle jeta un coup d’œil rapide par la fenêtre puis commença à ranger le matériel dont elle avait eu besoin pour soigner Arquen. Elle prit le tout dans ses bras et se redirigea vers son placard. En essayant de ranger, elle fit tomber le coton, une expression pas très polie, et dans sa langue maternelle, sortie de sa bouche : un « Fucking damn shit ! ». Une fois ses bras vides, elle ramassa le coton et le rangea à son tour, fermant le placard une bonne fois pour toute. Elle souffla, soulagée en quelque sorte, d’avoir réussi.

    Allant se poster devant la fenêtre, regardant à travers, les mains de nouveau dans ses poches, le regard vague et le ton neutre, elle proposa :


    -Je sais bien que vous ne vouliez pas rester trop longtemps ici. Mais, vous devriez peut-être. Au moins le temps de vous reposez suffisamment pour pouvoir marcher.

    Dit-elle en repensant au léger vertige qu’il avait eu auparavant. Elle tourna son visage vers lui. A lui seul appartenait la décision. Une fois les pieds hors de l’infirmerie, Callie ne pourrait plus rien pour lui. Même si lui pourrait revenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Ven 6 Jan - 16:13


Une surprise. Si infime, si petite que personne n'aurait pu la voir, ou du moins, personne n'ayant l'habitude de chercher toutes ses petites marques de surprise, de peur, de tristesse ou autre qui peuvent apparaître ne serait ce qu'une fraction de seconde. Après avoir posé sa question, Arquen était resté attentif. Au, pas longtemps, juste quelque seconde, se forçant intérieurement, n'étant absolument pas dans son meilleur état pour remarquer une chose pareille. D'habitude, il les remarque assez facilement, sans aucun problème. Mais d'habitude, également, il est en plein forme, détail qui ne semblait pas être au goût du jour. A vrai dire, il n'était sur de rien dans son état, il n'avait fallut que de ce petit éclaire qui traversa les yeux de Callie pour approuver ses dires. Car il y a plusieurs sortes de surprise, celle dîtes innocente, et celle dîtes coupable, où vous avez beau nié, vous savez parfaitement de quoi votre interlocuteur veux parler. Oh, on ne les différencies pas toujours très facilement, et à vrai dire il a fallut du temps au jeune aristocrate avant de comprendre la différence entre les deux, aussi bien physique que mental. Vous voulez savoir ce qu'il en retourne ? Et bien non, nous ne sommes pas ici pour parler des connaissances ou découverte du patiente, surtout que déjà, voilà, il ferme les yeux, ne voyant absolument pas de la sorte le petit sourire en coin qui apparut sur le visage de l'infirmière et qui aurait pu, à tous les coups, lui apprendre bien des choses. Ou pas tellement, fiévreux, on ne pense pas forcément à relever toutes les petites choses ainsi lorsque l'on est une personne normale. Je ne vous l'ai pas dit ? Il n'est pas vraiment ce que l'on pourrait appeler un "homme normal". Ce qui n'est pas étonnant, vu l'établissement où il "travail".

En entendant Callie rire et parler, il ne pu s'empêcher de sourire quelque peu. Oui, dans un sens, c'était vrai, et de toute manière, il l'aurait sûrement repoussé si elle avait fait cela, quoi qu'il n'était pas en état de faire une telle chose. En attendant, il savait de quoi il parlait, elle aussi, peut être pas totalement, mais sa surprise avait parlée pour elle. Il rouvrit faiblement les yeux en entendant le bruit d'objet qui tombe et une injure poussée dans une autre langue. Il la regarda et sourit très faiblement. Voyons, pourquoi ce trouble ? Elle avait des gestes si net et si précis depuis tout à l'heure que faire passer cela pour le compte de la maladresse lui semblait bien peu probable.

- Non. Absolument pas, au contraire. Juste évitez de faire ce que vous n'avez pas ..

".. fait lorsque c'était cette personne à ma place. Je ne suis personne " Sa voix s'arrêta là. Il referma les yeux, respirant profondément. Il avait du mal à parler. Se reposer ? Oui, oui pourquoi pas. Même s'il n'avait jamais dormi dans le même lieu qu'une autre personne de cette manière, et qu'il ressentait une méfiance. Pas vis à vis de elle, juste permanente et envers le lieu, envers le dehors. Rester ici, oui. D'accord. Du moment qu'il n'avait pas assez récupéré pour pouvoir courir un minimum de toute manière, ce n'était pas la peine. Il s'allongea sur le lit, poussant une grimace à cause des multiples blessures, et fixa le plafond d'un air vague. Il parla à nouveau, d'un voix toujours aussi présente et intense, mais égal à un murmure presque

- Je pense que je ne suis pas en état de continuer sur votre passé. Pour une fois, j'arrête, c'est votre vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Dim 22 Jan - 18:56

    La maladresse. L’une des tares de Callie. Malgré cela, elle pouvait exercer son métier quasi normalement. Pour ce qui était des objets, cela lui arrivait pas mal souvent de les faire tomber, ou de bousculer quelque chose posé à côté d’elle. C’était son côté étourdie sûrement. Mais lorsqu’elle se mettait vraiment au travail, qu’elle était concentrée, elle devenait en quelque sorte quelqu’un d’autre. Elle avait surtout tendance à penser au patient et avait trop peur d’être brusque ou maladroite à en faire mal. La concentration était la clef, jeune Padawan …

    Son passé, son histoire, l’Infirmière n’en parlerait pas ici, dans cet établissement. Pourquoi faire ? Elle était venue ici pour avancer et non pas replonger. Et puis, qui voudrait savoir ? Cela n’était en aucun cas intéressant, elle ne cracherait jamais le morceau. Alors elle se cache avec son humour bizarre, ses sarcasmes et son ironie, comme tout le monde. Je vous rassure, elle n’aurait pas sauté sur son patient à son entrée, c’était une façon de parler bien entendu.


    - Non. Absolument pas, au contraire. Juste évitez de faire ce que vous n'avez pas ..

    Il ne finit pas sa phrase. Callie haussa les épaules, fronçant les sourcils et se dirigea vers son bureau, les mains dans les poches. Elle ne pouvait deviner la suite, même avec la meilleur volonté et intelligence du monde. Il avait vraiment besoin de se reposer, cela devenait impératif. Pendant ce petit temps de silence, Callie s’installa derrière son bureau. Elle ne faisait pas trop de bruit, essayant de ne pas trop déranger la tranquillité dont avait besoin son patient. Même si il ne comptait pas rester, cette pièce de l’école devait être calme, en temps normal. Arquen fini par s’allonger sur le lit. Cela soulagea quelque peu l’Infirmière, un très mince sourire apparût sur son visage, puis disparut aussitôt. Même cela ne le rétablirait pas complètement, c’était déjà du repos de gagné. Callie fixa les papiers sur son bureau et se motiva intérieurement pour les remplir.

    - Je pense que je ne suis pas en état de continuer sur votre passé. Pour une fois, j'arrête, c'est votre vie.

    La jeune femme lui lança un regard en biais. Cela la fit sourire, elle ne s’en cacha pas. Alors il était assez sûr de lui pour prétendre savoir comment amener sa guérisseuse à parler de sa vie. La bonne blague. Voilà pourquoi cela la faisait sourire. Elle secoua la tête doucement, en signe de négation et d’amusement. Elle ne lui répondit pas pour éviter de le faire parler de nouveau. Parler fatiguait aussi mine de rien. Elle avança son fauteuil et se calla à son bureau. Le silence était total. Tout deux en avait besoin, certainement. Motivée pour faire sa paperasse. Pensant que si elle ne le faisait pas tout de suite, elle ne le ferait sûrement jamais. Stylo en main, au boulot.

    Elle commença tout d’abord par remplir un document concernant son actuel patient. Son premier dossier en tant qu’infirmière scolaire. Nom, prénom. Il faudrait qu’elle pense à lui demander sa date de naissance. Quoique, cela ne serait peut-être pas nécessaire, elle devait avoir un document recensant chaque personne habitant ses lieux avec leurs dates de naissance respectives. Encore fallait-il le trouver. Elle laissa donc un blanc.
    Ensuite. Etat d’arrivée… Elle inscrivit toutes les blessures et procédures qu’elle avait du suivre pour en venir à bout. Médicaments prescrit (facultatif)… Oui parce que, le but d’une Infirmière n’est pas de gavé ses patients de comprimés. Rassurant. La jeune femme était concentrée sur ses affaires. Une fois le dossier finit, elle retomba sur son contrat et le signa d’un trait. Plus question de faire marche arrière. Si elle n’avait eu aucun patient, elle aurait tenter de partir, assurément. Mais Arquen était bien là. Elle pouvait donc servir au moins un petit temps à une personne. Ce serait peut-être à elle d’essayer de connaître son passé, sa vie. Surtout la cause de ses griffures qui restait bien mystérieuses. Boarf non, cela n’était pas son jeu préféré. Elle ne voulait pas qu’on la questionne sur sa vie, elle ne le ferait donc pas aux autres. Trop gentille …

    Callie se mis alors à rêvasser. Sans faire attention. Tout ce qu’elle savait, c’était que le calme avait tendance à la faire réfléchir. Elle s’installa confortablement au fond de son fauteuil et regarda par la fenêtre, elle avait quasi oublier la présence de son patient... Infirmière indigne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Mar 31 Jan - 20:55

Le calme était tellement présent, tellement prenant en cet instant qui s'éternisa jusqu'à devenir un moment qu'Arquen ne pu faire autrement que de fermer les yeux. Enfin. Il sentait la présence de l'infirmière non loin, et même s'il rester sur ses gardes, il devait avouer qu'une présence extérieur qui ne semblait pas vouloir le tuer l'aider beaucoup en ce jour maudit. Il ferma donc les yeux, ce laissant glisser doucement mais sûrement dans un monde bien dangereux. Il c'était juré de ne pas dormir. Trop tard. Son torse se soulevait de manière régulière, son souffle démontrant déjà d'un voyage dans l'autre monde. Mais était ce vraiment raisonnable ? Question idiote, cela ne l'était pas du tout. Il le savait, ou plutôt il l'avait su, car il ne pouvait plus vraiment réfléchir de manière correcte en étant .. endormi. CQFD, n'est ce pas ? Et puis, franchement, entre vous et moi, que peut on craindre dans un monde totalement fantasmagorique, dans un monde qui n'existe au final que dans notre tête ? Rêve, compilations des choses vécus les jours précédents, de ce jour, de nos envies refoulés, de nos pensées cachés ... On a tout à craindre justement, car ici il n'y a pas de règle. C'est à celui qui frappera le premier, alors faite toujours en sorte de ce soit vous. Malheureusement pour notre jeune homme, ce n'était pas lui qui avait l'avantage, et cela depuis le premier jour, depuis le premier jour où elle avait connue la mort. Que dire ? Que faire ? Rien ! Subir, simplement, une journée par an, était ce vraiment horrible ? Il pouvait bien lui sacrifier sa. Après, s'il devait y perdre la vie ... c'était une autre histoire, tant pis pour lui. Simplement. Il n'avait de toute manière jamais eu beaucoup plus de penser pour les autres, ne lui donnons pas plus qu'il ne mérite. Son rythme cardiaque s'accéléra sûrement mais rapidement. D'abord faiblement, de manière presque invisible, puis on pu voir son visage se contracter, comme subissant une douleur certaine. Cela dura un moment sans qui'l ne parvienne ni à se réveiller ni à se calmer. Ses mains machinalement se refermées sur le drap du lit et une ou deux gouttes de sueur durent couler le long de son front. C'est pour cela qu'il n'aimait pas dormir, qu'il trouvait de toute manière que c'était une perte de temps sans pareil.

En lui, ce qu'il se passait était court. Très court, mais également très intense. L'arstocrate n'avait jamais eu peur du noir, au contraire, tout se qui était sombre l'avait rapidement accepter et il s'y était toujours senti bien. Pour cela notamment que son cauchemar ne pouvait pas se passer dans un environnement sombre. Là où il était, tout était blanc, si blan cà vrai dire qu'on ne distinguait pas les côtés du sol et du plafond. Il avança. Un moment, un long moment pour lui, mais n'était ce peut être qu'une seconde ? Il finit par voir une ombre noir. Il s'arrêta. Elle leva la tête vers lui et sourit. Il tressailli. Vêtue de blanc, souriante de joie, elle avançait vers lui, tendant ses bras amoureusement. Et il ne pouvait pas bouger, rien faire. Il savait que se débattre ne servait à rien ici ... et elle arriva jusqu'à lui. Chaque touché le faisait plus souffrir qu'un bras coupé. Il retient plusieurs hurlement. Quand elle s'avança pour l'embrasser, il réussit à la repousser mais tomba à terre. Elle rit doucement et se pencha. Elle prit son visage dans ses mains, le releva, avança les lèvres ...

Hurlement. Un seul. Se réveillant d'un bon, il se redressa en criant. Il tremblait quelque peu et fit stopper de suite cet marque de son trouble. Il était dans l’infirmerie .. c'est vrai .. Il c'était mordu la lèvre au sang et passa une main sur sa bouche pour enlever le sang qui coulait. Soupire. Il tourna doucement la tête vers l'infirmière.. Qu'est ce qu'elle pouvait bien penser ?

- Excusez moi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Ven 10 Fév - 23:16

    Comment voulez-vous vous reposer dans un endroit bruyant ? Cela est impossible. A part si on a un coup dans le nez, on est capable de s’endormir n’importe où. Callie n’est pas quelqu’un de bruyant d’ordinaire, alors elle s’efforçait de l’être encore moins. Il était facile d’avoir la paix dans son bureau, là était l’un des rares bons points de ce lieu. Elle n’en connaissait pas d’autres, mais en trouverait sûrement au fil du temps, de ses journées passées ici.
    Alors qu’elle regardait par la fenêtre, elle entendit un souffle régulier circuler dans la pièce. Elle regarda son patient, il s’endormait, doucement mais sûrement. Son regard resta poser sur lui, fixant le soulèvement de sa poitrine. C’était comme si elle sentait que quelque chose allait arriver. Comme si elle attendait « le truc » qui indiquerait que au final, tout n’allait pas si bien. La fièvre donne des cauchemars, notre Infirmière ne le savait que trop bien. Il venait simplement de commencer son traitement, ce dernier ne ferait pas effet avant la troisième dose prise minimum. Encore faut-il qu’Arquen le suive à la lettre. Enfin franchement, prendre des comprimés n’était pas bien compliqué en soit. C’est de se souvenir de les prendre le plus dur.

    Alors que son regard restait fixé sur son patient, le visage calé dans la paume de sa main, comme si sa tête était trop lourde pour elle, le coude s’appuyant sur son bureau, Callie sentit quelque chose. Un changement grandissant. Son patient commença à s’agiter, doucement mais sûrement, encore. Malheureusement, elle ne pouvait rien y faire. Malheureusement ? Encore heureux que son pouvoir ne faisait pas des sienne, accroitre sa terreur aurait pu être horrible. Elle assistait à la scène, impuissante. Comme toujours. Tout ce qu’il fallait faire, était attendre. Patiemment. Et notre jeune femme en avait à revendre cela tombait merveilleusement bien. Elle restait tranquillement installée dans son fauteuil, à le regarder s’agiter. Se demandant à quoi pouvait-il bien cauchemarder… Cela l’aurait beaucoup intéresser de savoir. Mais, il n’avait déjà pas voulu dévoiler la cause de ses blessures, son cauchemar encore moins, c’était à parier. Alors que l’Infirmière s’était remise à réfléchir, le regard dans le vide de la fenêtre, s’enfermant de nouveau dans son monde fait d’absence et de tranquillité troublée et troublante, un cri déchira sa bulle. Elle détourna aussitôt son regard vers son patient, mais ne bougea cependant pas d’un pouce. Lui c’était redresser, assis, paniqué durant une fraction de seconde. Ahlalala, les hommes et leur ego. Callie put l’analyser en un instant. Ce qui la dérangea fut bien sûr sa lèvre en sang. Enfin ils se dévisagèrent.


    - Excusez moi

    La jeune femme décroisa ses jambes et esquissa un petit sourire bref. Elle se leva et se dirigea vers l‘un des nombreux placards. Nul besoin de s’excuser, ce genre de choses pouvaient arriver fréquemment. Surtout dans une infirmerie, les cris, le sang, les piqûres, tout ça. Elle pris un gobelet puis le remplit d’eau au lavabo. Se dirigeant vers son patient fraîchement réveillé, elle déposa le gobelet d’eau sur le chariot de fer. Cela fait, elle pouvait le regarder avec détail. Pour sa lèvre, elle ne pouvait rien y faire. Enfin, elle ne se risquerait pas à faire des points de sutures à l’aiguille et au fil à coudre. Sa lèvre s’en remettrait bien toute seule… Normalement.

    -Je n’aimerais pas faire vos cauchemars.

    Ajouta-t-elle. Elle en avait assez des siens.
    Comme elle l’avait fait précédemment, elle porta sa main au front d’Arquen pour pouvoir évaluer la température de son corps et surtout le niveau de sa fièvre. Constatation : il n’y avait pas de grand changement. Ce qui était tout à fait normal. Surtout après s’être autant agité. Elle enfouit les mains dans les poches de sa blouse, toujours en l’observant.


    -Que comptez-vous faire maintenant ? Vous allez partir ?

    Non pas que cela la dérangeait, c’était plutôt par rapport à son état qu’il fallait se méfier. Lui qui avait insisté sur le fait qu’il ne devait pas rester trop longtemps … Elle le laisserait reprendre ses esprits doucement, puis il pourrait partir, enfin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Adeptes de Dakness •
• Adeptes de Dakness •


Messages: 41
Points: 965
Date d'inscription: 16/07/2011

Welcome to hell
Age: 20 ans
Don/Arme: Décupler les sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Dim 19 Fév - 14:19

Arquen la regarda, simplement, la vue un peu flou, après avoir parler. Elle avait sourit ? Peut être, de manière très courte alors, mais oui, il semblait qu'elle avait formuler un bref sourire sur son visage avant de décroiser les jambes pour se lever. Il ne pouvait pas nier que d'une certaine manière, elle l'intriguait. Il ne dit pas un haut, reprenant juste une respiration aussi clame qu'il pouvait en la regardant se diriger vers un placard, sortir un gobelet qu'elle remplit d'eau, revenant ensuite vers lui. Callie O'Konor le posa calmement sur le chariot de fer. Il sentait son regard sur lui qui l'examiner. Il n'aimait pas du tout cela, mais après tout, il avait rien à dire ni à rouspéter. Il était normal pour une infirmière d'examiner son patient, n'est ce pas ? Alors, pour une fois, il devait juste se taire et subir en silence. Les rôles étaient inversés, il n'avait pas l'habitude de ce genre de chose.. c'était étrange, déstabilisant quoi qu'il puisse en dire. C'était un juste retour des choses dans un certain sens. Il soupira doucement, prit le verre et le bu. Un désagréable goût d'eau mélangé à du sang descendit le long de sa gorge. Il toussa quelque peu, se mettant correctement sur le lit et reposa le verre en tournant à nouveau son regard sur l'infirmière. Quand elle parla, il ne pu retenir de rire faiblement. D'un rire possible par un malade dans son état, mais un rire quand même. Absolument pas moqueur, ce qui était bien étonnant pour le jeune homme, plutôt simple et doux. "Doux" ? Il n'aimait pas ce mot. Il n'avait été doux que de rare fois, et ça c'était souvent retourner contre lui. Alors depuis, il avait prit l'habitude de faire un "faux doux", ce genre de doux qui vous aide à attraper les gens. Malade, blessé et épuisé, on ne pense que rarement à faire ce genre de chose, pour ça qu'il n'y pensa pas. Il ria, juste, rapidement et simplement. La phrase de Callie n'avait pourtant rien de drôle dans un premier abord, on aurait même pu la prendre comme une phrase de gentillesse.. il aurait pu lui aussi si jamais il n'avait pas fois en la "non gentillesse" de l'humanité.

- Nous avons tous nos cauchemars, je pense que chacun à assez affaire avec les siens .. mais .. merci.

Des cauchemars plus ou moins réaliste, des cauchemars qui démontre plus ou moins du passé ou de la naïveté de la personne concerné. Etait ce un mal d'avoir peur de celle qui avait été sa fiancé ? Il eu un faible mouvement de recule, par habitude, quand elle porta une nouvelle fois sa main sur son front. Il ferma les yeux sous le contacte de sa main. Elle était chaude .. ou froide ? Il n'arrivait pas trop à le savoir, mais c'était agréable, pas non plus à tomber par terre évidemment, mais pas repoussant. Elle retira sa main. "tant mieux" pensa t il. Elle retourna avec l'autre dans les poches de sa blouse sous le regarde d'Arquen qui avait cru bon de rouvrir les yeux. Nouvelle question pour lui. C'est vrai, il devait partir. Il avait oublié sa pendant un moment, maintenant qu'il y songeait, combien de temps avait il dormi ? Il espérait peu, très peu. Il réfléchit, tournant son regard vers la fenêtre. Il avait envie de jouer du violon. Pensée peut être stupide pour n'importe qui en ce moment, mais pour lui non. Le violon était la seule chose qui arrivait à l’apaisait réellement, à le calmer. Il en jouerait toute la nuit pour se remettre de cette journée et tout irait bien ensuite. En attendant, il ne pouvait pas trop rester longtemps, elles allaient revenir. Il attrapa sa chemise en sang et abîmé, la remettant malgré tout, fermant les boutons. Il ne pouvait pas lui demander de l'aide, après tout pourquoi le ferait il ? Elle était une parfaite inconnue. Il pourrait toujours la croiser n'importe quand et s'intéresser plus à sa personne, elle l'intriguait quelque peu. Il se laissa glisser sur ses jambes, se relevant, se tenant au lit des deux mains solidement au cas où il tomberait. Il la regarda dans les yeux

- Je vais y aller sinon elles viendront ici, et je n'ai pas particulièrement envie qu'elles me trouvent ou vous tombe dessus puisque je reste là.

De la charité ? Un élan de sympathie ? Pas vraiment, il s'en moquait royalement de toute manière. Mais aujourd'hui, tout était différent. C'était son cauchemar, celui de personne d'autre, alors il n'avait pas le droit de laisser quelqu'un prendre pour rien. Ok, il faisait parti des black roses, mais il restait pourtant un "aristocrate", un noble restant de sa famille, et on avait certaine règle dans ce genre de famille.

- Je ne veux déranger personne. Merci pour votre aide, et désolé encore pour l'arrivé quelque peu ..

Il grimaça en repensant au sang qu'il avait laissé par moment sur le mur et le sol pour venir jusqu'ici. Qui aller nettoyer tout ça ? Comme toujours, toutes les traces de conflits dans cet établissement aller disparaître comme par magie. Il voulu faire un pas, il tremblota, pas vraiment sur de ses propres forces et de ses propres jambes. Il avança un peu et se rattrapa à une chaise, se redressant en pestant. Il devait y aller et ne pas fermer les yeux.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



• Administration •
• Administration •


Messages: 39
Points: 994
Date d'inscription: 18/07/2011

Welcome to hell
Age: 25 ans
Don/Arme: Amenuisement des sentiments
Relationship:
MessageSujet: Re: Où l'ennui conduit ... Lun 20 Fév - 14:15

    L’infirmière avait l’habitude de tout examiner, scruter, observer dans le moindre détails, tout et tout le monde. Bien plus qu’il ne le faudrait simplement dans son métier, cela était devenu une habitude récurrente chez la jeune femme, une sorte de mauvaise habitude. Elle aimait juste deviner ce que pouvait penser les gens, essayer de voir au plus profond d’eux, ce qu’ils éprouvent sur le moment. Alors dès qu’elle avait un patient sur les bras, elle s’en donnait à cœur joie. Mais attendez-vous alors à la retrouver en train de vous toisez même lors d’une simple discussion sur la pluie et le beau temps. Elle essaya alors de comprendre ce qui avait fait rire le blessé. Même rire devait être douloureux dans son état, cela elle l’avait bien remarqué.

    - Nous avons tous nos cauchemars, je pense que chacun à assez affaire avec les siens .. mais .. merci.

    Elle n’avait pas besoin d’être remerciée. C’était une phrase toute bête qu’elle avait dite auparavant. Et elle le pensait. D’accord, chacun ses cauchemars, mais, elle n’avait pas souvenir d’avoir eu autant peur, au point de se morde la lèvre jusqu’au sang. Alors, oui, elle espérait ne jamais avoir affaire à ses démons. En y pensant, cela faisait depuis un bon moment qu’elle n’avait pas fait de rêve dérangeant. Un bon point. Enfin, encore faut-il dormir pour faire des cauchemars, ce qui lui faisait cruellement défaut depuis son arrivée ici. Callie savait que Arquen n’aimait pas qu’elle le touche pour vérifier sa fièvre. Mais c’était soit ça, soit le thermomètre mal placé si vous voyez ce que je veux dire. Elle préférait nettement la première solution. Et aux vues de sa réaction, son temps, plus que sa fièvre, lui était compté. Il resta pensif un court instant puis s’agita en remettant sa chemise. Cette dernière était pleine de sang, autant sortir avec rien sur le dos, ce serait plus propre. Alors, l’air nonchalant avec presque un sourire en coin de sadique sur son visage, l’Infirmière le regarda s’agiter. Cela se voyait qu’il n’était pas encore prêt à partir. Il pouvait y mettre toute la bonne volonté du monde, tôt ou tard -mais surtout tôt, il allait s’effondrer sur le sol, s’écrouler, comme si rien n’avait changé depuis son passage à l’Infirmerie.

    - Je vais y aller sinon elles viendront ici, et je n'ai pas particulièrement envie qu'elles me trouvent ou vous tombe dessus puisque je reste là.

    Tant que Callie ne voyait pas de quoi il parlait, elle ne se sentait pas menacée. Mais cela faisait bizarre de le voir comme ça, il avait l’air … apeuré, voilà le bon mot. Peu importait ce qu’il pouvait lui tomber dessus, tant qu’elle s’occupait correctement de son patient. Il avait perdu trop de sang pour pouvoir tenir assez longtemps debout. Il en avait même mis un peu de partout dans la pièce. Il n’avait pas encore eu le temps de se renouveler complètement. Prévisible. Le blessé remercia l’Infirmière et s’excusa du désordre. Là était bien le cadet de ses soucis. Il ne tenait pas debout, il avait besoin d’un appui. Elle vint alors l’aider à se redresser, entourant l’un de ses bras à sa taille et passant l’autre sur ses épaules. Elle le supportait et l’emmena quasi de force sur une chaise. Elle l’y déposa, soupirant de constater à quel point il pouvait être têtu. Elle en avait connu des plus coriaces que lui, cela ne lui faisait pas peur. La déranger … Non mais quelle idée ?! C’était son travail, c’était pour cela qu’elle se retrouvait enfermée ici. En voilà une belle ineptie. Elle le regarda bien en face.

    -Je suis désolée de vous l’apprendre, mais je préfère vous gardez encore un peu ici. Vous ne pouvez même pas marcher tout seul, c’est dangereux. Surtout, si j’ai bien compris, quelqu’un en a après vous.

    Lui annonça-t-elle avec le plus grand détachement du monde. Elle insisterait autant que cela serait nécessaire. De toute façon, elle pouvait tenir debout, pas lui. Il ne ferait pas long feu à ce jeu là, dans cet état. Elle savait pourtant qu’il allait riposter, il n’allait pas vouloir rester plus longtemps. Tout deux était têtus. Cela ne serait pas de tout repos. Callie le regarda dans les yeux, soutenant son regard. Elle n’allait pas flancher. Alors, quelque chose qu’elle avait oublié se produisit. Le contact des yeux opéra, et la jeune femme allait exercer son pouvoir sur son patient. La lueur dans les yeux d’Arquen pâlit, il ne manquait plus qu’à … C’était comme si elle l’avait dans sa main, une partie de son anxiété … Elle n’avait plus qu’à la laisser s’échapper et … Non. Elle ne voulait pas de ça. La jeune femme ferma les yeux et secoua légèrement sa tête pour briser le contact. Elle baissa la tête regardant le sol durant une seconde puis releva la tête, comme si de rien était, regardant l’extérieur à travers la fenêtre, de loin.

    Après un court instant, elle reporta son attention sur lui. Tout cela n’avait duré que quelques fractions de secondes. Elle avait bien repris toutes ses facultés, tout allait bien. Rien de fâcheux n’était arrivé. Encore heureux.


    -Et puis, vous ne pensez pas que depuis tout ce temps, elles seraient venues vous trouvez ?

    Callie ne savait absolument pas ce dont il s’agissait, mais, même sans savoir, depuis le temps, il l’aurait trouvé, pour sûr. Elle avait refusé d’utiliser son pouvoir sur lui. Elle ne voulait pas le forcer à rester, elle préférait qu’il soit en pleine possession du peu de moyens qu’il lui restait. Elle ne voulait pas tricher. Et surtout, elle aurait eu trop peur de ne pas soulager le bon sentiment et de faire empirer les choses. Son pouvoir étant instable, autant éviter de créer d’autres catastrophes. Avec son pouvoir, elle aurait pu l’aider, mais s’abstiendrait de toute autres tentatives. C’était ce qu’elle s’était dit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Où l'ennui conduit ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
StarthClyde :: Académie :: Rez-de-chaussée :: Infirmerie-
Sauter vers: