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Sujet: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Mar 23 Aoû - 18:46
-Je te l'ai déjà dit, tes doigts doivent être plus souples!! Sinon on a l'impression que tu martyrise le piano! Recommence.
-Oui, professeur.
-Appelle-moi Lysandre! Ça aussi, je te l'ai déjà dit aussi, il me semble.
Il était aux alentours de 21 heures, ce soir-là. Le professeur de musique était assis près du piano, en compagnie d'un jeune Blue Star de 18 ans. S'approchant du clavier, il montra une nouvelle fois l'arpège compliqué qu'il tentait de faire maîtriser à son élève. Cette fois-ci, le jeune homme, un peu stressé par l'intransigeance de son professeur, y parvint de façon approximative.
-Allez, ça doit bien faire une heure et demie que je te retiens. Tu peux partir, mais cette fois-tu n'oublies pas ta partition!
-D'accord, pro...Lysandre.
Et tandis que l'élève quittait la salle de musique, Lysandre lui adressa un sourire. Au fond, il l'aimait bien, même s'il lui arrivait de prendre les cours de piano un peu trop à la légère. Heureusement, le prof de musique était là pour le rappeler à l'ordre. Au fond, il n'était pas mauvais.
Rangeant le tabouret qu'il avait utilisé, Lysandre se mit ensuite au piano, les coudes posés sur le clavier fermé. Il jeta un vague coup d'oeil à la salle, sans doute l'endroit où il passait le plus de temps. Tout d'abord, le mur le plus grand grand, qui faisait face au piano, était recouvert de miroirs. C'était une idée de Lysandre, qui voulait que tout soit parfait, jusqu'à la posture du violoniste, du pianiste ou encore du chanteur. Ensuite, la salle en elle-même, relativement exiguë, était dotée d'un piano, d'une batterie et de plusieurs guitares et basses, en plus de la sienne. Lysandre remarqua alors que l'élève, en partant, avait laissé la porte ouverte. L'espace d'un instant, il fut tenté de se lever pour la refermer, mais il se ravisa, commençant simplement à faire des gammes parfaites sur le piano.
Cela faisait à présent quelques années qu'il était professeur ici, et Lysandre s'y plaisait assez bien. Pour même dire, c'était sans doute l'endroit qu'il pouvait le plus considérer comme étant son « chez lui ». Après une enfance passée dans les aéroports et les ambassades, il avait cru trouver un foyer en la petite maison du centre-ville de Beijing, mais le destin l'en avait chassé. En arrivant à StarthClyde, il s'était donc trouvé une nouvelle maison. Mais même cette maison-ci avait été dévastée par la guerre, entre Darkness et Alice Waste, les Black Rose contre les Exilés. Malgré sa qualité de professeur, Lysandre se sentait plus que concerné par ce conflit qui plongeait les élèves dans le cauchemar. Certaines de ses collègues lui avaient conseillé de ne pas s'en mêler, que « ce n'est pas à toi de prendre en charges tous les problèmes de cette école » Mais cette idée de se voiler la face révoltait Lysandre. Une fois de plus, son instinct de protection envers ses élèves refaisait surface, refusant d'abandonner à leur sort des personnes qui pouvaient avoir besoin de son soutien. Cependant, malgré l'envie qui le tenaillait de se jeter dans le combat avec les Exilés, il avait préféré rester dans l'ombre, semblant à première vue ne pas être intéressé par la guerre contre Darkness. De cette façon, il n'attirait pas l'attention sur lui, et pouvait ainsi agir à sa guise, aider moralement les élèves qui en avaient besoin, comme il l'avait toujours fait.
Absorbé par ces réflexions sur l'avenir de l'école, Lysandre alla se chercher un partition dans un placard qui en était bourré à craquer, et revint s'asseoir, mais cette fois sur le piano, une cheville posée sur le genoux opposé. C'est dans cette position qu'il attrapa son violon, et après avoir posé la partition sur ses jambes, se mit à jouer. Il s'agissait là d'une marche irlandaise assez connue, que Lysandre avait appris quand il avait vécu en Italie. Son professeur de l'époque était anglais, et se passionnait pour les airs populaires du Royaume-Uni. Il lui avait donc appris cet hymne révolutionnaire, lors de son dernier cours avant son départ pour l'Arabie Saoudite. Il joua le morceau plusieurs fois de suite, l'enchaînant avec facilité, les yeux fermés. Il aimait bien ce morceau, il lui rappelait l'Italie, pays où il avait passé de très bons moments, avant d'en partir, une fois de plus.
Quand il se décida enfin à s'arrêter, il reposa le violon à côté de lui, poussant un léger soupir. Cette culture multiple lui avait donné de nombreux avantages -il parlait bien sept ou huit langes, possédait de grandes connaissances en géopolitique et en histoire...-, mais aussi l'avait bien démuni dans d'autres domaines. Il ne se sentait pas à sa place, pour ainsi dire...nulle part. C'est alors qu'il entendit la porte de la salle, restée ouverte, grincer légèrement. Lysandre se retourna, se demandant qui pouvait bien être ce nouveau venu...
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Dim 28 Aoû - 23:13
«This was my first love He was the first to go» _________
« The Sun Goes Down »
Il était tard ce soir là. Mais les paroles d'une chanson qui résonnait en boucle dans les oreilles d'un élève, bien connu dans l'école, à la tignasse bleue, envahissait les jardins, porté par la voix de ce jeune homme. Il savait que personne ne viendrait dans les jardins à cette heure tardive et en avait profité pour sortir prendre l'air du soir qui l'aidait à faire le point sur chaque journée qui se passait depuis la mort de son ancien Amour. Chaque jour était globalement pareil de son point de vue de Poupée Silencieuse... Pourquoi ce nom déjà ? Il ne se souvenait même plus qui avait commencé à l'appeler comme ça... Alors qu'il fermait les yeux, il se laissa bercer par la musique de son groupe préféré.
- Flash-Back -
_ Allez Nath, retourne-toi deux minutes ! _ Hors de question que tu me prennes en photo espèce de russe obsédé !
Un éclat de rire. Un soupir. Tzvetan lâcha l'appareil photo pour s'approcher doucement et sans bruit de son élève et amant qui lui tournait le dos et qui avait les mains posées sur son visage pour ne pas qu'il le prenne en photo. Il glissa ses doigts sur ses côtés pour le chatouiller ce qui fit exploser de rire Nathanaël juste avant de reprendre son appareil pour le prendre en traitre. C'est avec un sourire satisfait qu'il regardait l'écran de l'appareil photo numérique avant que Nathanaël faisait semblant de bouder
_ Espèce de traitre !
Il le fit taire d'un baiser langoureux. Puis le rêve prit fin... Ni Nath, ni le russe n'avait rien compris. Son oeil cyan s'était mis à briller et d'un seul coup, Nathanaël avait repoussé violemment le professeur et fit sortir du sol, une copie du poignard de son frère Maës. C'est en voyant la lueur dans ses yeux que Tzvetan compris pourquoi son amant avait agi ainsi. Ce n'était plus lui mais Darkness... Son destin l'avait rattrapé finalement... Il avait toujours su qu'il connaîtrait cette fin-là en restant avec le jeune homme aux cheveux bleus mais il ne pensait pas qu'elle serait si rapide...
« Je ne veux pas mourir... »
Il l'avait pensé si fort pendant que son amant contrôlé s'acharnait sur son corps... Il rendit son dernier souffle de vie en ayant rien pu faire pour aider cette âme en peine qui ne demandait rien d'autre qu'un peu d'amour... Son regard se plongea une dernière fois dans celui de Nathanaël. Pourquoi il pleurait... ? Ah oui c'est vrai... La Mort était venu le chercher lui aussi...
- Retour au présent -
Une larme coula le long de la joue de porcelaine de la Poupée Silencieuse. Étouffant ses sanglots, il ramena ses genoux contre lui et pleura. Pleura jusqu'à ce que son oeil violet ne puisse plus pleurer. Jusqu'à ce que son corps et son âme n'aient plus assez d'eau pour humidifier son oeil encore. La musique prenait fin et le manque de batterie eût raison de son baladeur. Il se leva alors et décida qu'il était temps de rejoindre sa chambre même s'il ne dormirait pas... La Poupée silencieuse rentra à l'intérieur de l'académie, baillant aux corneilles. Depuis combien de temps n'avait-il pas passé une bonne nuit complète ? Longtemps, trop longtemps. Il s'apprêtait à grimper les étages qui le menaient jusqu'à sa chambre jusqu'à ce que, au 2e étage, il entendit une mélodie sublime au violon. Bercée par cette douce mélodie, Nathanaël s'aventura dans les couloirs des salles de cours communs. Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas mis les pieds...
Nathanaël repéra vite une porte entrouverte. Celle de la musique. Quoi d'autre après tout ? Il poussa la porte par curiosité et grimaça quand elle grinça. Il fit un pas en arrière par réflexe, son regard vide croisant pendant un court instant celui d'un professeur qu'il n'avait encore jamais vu. Pourtant, il connaissait pas mal de personne à StrathClyde... Il eût pendant un instant l'impression d'être passé au détecteur tellement il lui semblait que son regard lisait dans son coeur. Il serra doucement son collier en forme de cadenas entre ses doigts, comme s'il serrait son propre coeur et prit la parole, conscient qu'il aurait du être dans son dortoir à cette heure.
_ Je..... heu... Désolé, je venais juste écouter, je vais me coucher.
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Possédé par Darkness, Je erre, je erre Cherchant un abri Sans jamais le trouver
Le temps durant lequel leurs regards se croisèrent ne dura qu'une infime, mais pour Lysandre ce fut bien suffisant pour reconnaître en le jeune homme aux cheveux bleus qui avait poussé la porte de sa salle Nathanaël Anderson. Avec un léger sourire peint sur ses lèvres, le professeur de musique posa lentement son violon sur le piano, et en descendit d'un geste souple. Son regard violet n'avait pas quitté l'oeil unique du jeune Black Rose, qui bredouilla une excuse à son intrusion. S'approchant de lui, Lysandre lui sourit, et l'invita d'un geste courtois de la main à entrer dans la salle:
-Non non, tu ne me déranges pas, entre donc! Cela fait plaisir d'avoir un public!
Le prof referma la porte derrière Nathanaël, et le suivit à l'intérieur de la salle de musique, son repaire et son seul vrai "chez-lui". A présent, il lui revenait en mémoir la fois où Tzvetan l'avait invité à boire un peu dans ces lieux. Soucieux de sa santé vocale, Lysandre avait refuse l'alcool, mais ils avaient pu de cette façon passer une agréable soirée. Tzvetan. Lysandre ne l'avait malheureusement que peu côtoyé, mais en tout cas suffisamment pour pouvoir à présent le regretter. C'était sans doute le professeur qui, grâce à sa relation tellement forte avec Nathanaël, s'était le plus impliqué dans la guerre. Le prof pensait que beaucoup de ses collègues devraient en faire de même: Les élèves allaient finir par s'entretuer! Ca avait même déjà commencé. Tzvetan avait juste voulu offrir le bonheur à Nathanaël, qui en avait le besoin et le droit, après tout ce qu'il a vécu entre ces murs, mais c'était de sa vie qu'il l'avait payé. C'était même suite à cette tragédie que le jeune homme aux cheveux bleus était devenu celui que les élèves surnommaient la Poupée Silencieuse.
S'asseyant de nouveau sur le bord du piano, son perchoir favoris entre tous, Lysandre laissa durer un peu le silence avant de s'adresser de nouveau à son invité surprise:
-Je m'appelle Lysandre, je suis prof de musique. Tu es Nathanaël, c'est bien ça? Je suis ravi de pouvoir enfin faire ta connaissance!
Et, comme tout ce que disait Lysandre, qui était d'une franchise presque désarmante, c'était entièrement vrai. Il avait tellement entendu parler, en bien comme en mal. Selon que l'interlocuteur soit Exilé, Black Rose ou Neutre, le son de cloche n'était pas du tout le même, et il était intéressant de comprendre ainsi les enjeux de ce qui se jouait à StarthClyde
-Tu écoutait la musique? Elle te plaît? C'est une hymne révolutionnaire irlandaise que j'ai apprise il y a des années de cela, très loin d'ici.
Tandis que Lysandre s'efforçait d'expliquer cela à son interlocuteur d'un ton pas trop professoral, il ne pouvait pas détacher son regard de lui. Lentement, il le détaillait sous tous les angles, descendant son regard, le remontant, mais finissant immanquablement par le fixer de ce regard qui l'aimantait. Comme, si dans cette unique pupille, il pourrait y trouver le secret du bonheur du jeune homme, et le moyen de lui rendre ce sourire qu'il n'avait encore jamais vu.
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Sam 3 Sep - 13:18
«The Night Inside My Heart»
Nathanaël observa avec soin la pièce et le professeur. La scène avait pour lui une impression de déjà vu. Ce n'était pas la même pièce, ce n'était pas le même professeur, mais cette façon qu'il avait de le regarder n'était pas sans lui rappeler un Russe désormais décédé. C'était assez troublant cette manière qu'il avait de percer en lui, comme s'il lisait son âme à travers son oeil violet qui avait désormais plus qu'un éclat pâle et sans vie. Nathanaël fit un pas hésitant, comme s'il s’apprêtait à plonger dans un lac gelé, à passer dans un autre monde qui le chamboulerait du tout au tout. Finalement, il fit d'autres pas dans la salle. Peut-être avait-il décidé de sombrer finalement...
Il regarda le professeur de nouveau. Il semblait perdu dans ses pensées. Alors Nathanaël se permit de l'observer sans aucune arrière-pensées. Il n'en était plus capable de toute manière... Son oeil violet glissa de haut en bas, détaillant chaque trait de son visage. Ses cheveux bien qu'attachés dégringolaient sur ses épaules en multitude de mèches qui avaient l'air si douces que -Nathanaël l'avoua- glisser ses doigts dedans devaient être agréable. Il descendit ensuite vers ses yeux, deux orbes aussi violettes que les siennes, aussi mystérieuses. Il finit par détourner le regard conscient que, même si lui ça ne le dérangeait pas, certaines personnes n'aimait pas être observer ainsi, même par des yeux dénués de tous sentiments.
Nathanaël ne bougea plus, debout au milieu de la pièce tandis que son homologue s'asseyait sur le bord du piano. Un silence s'installa. Il n'était pas pesant, plutôt reposant même, du moins du côté de la Poupée. Le silence faisait parti intégrante de sa vie maintenant que le rire de la personne qui l'animait s'était éteint. Ce silence dura jusqu'à ce que la voix de Lysandre s'élève de nouveau. Nathanaël haussa un sourcil. Ravi ? Voilà un mot qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps. Généralement, et ce depuis quelques temps, les gens n'était pas "ravis" de le voir. Certains le fuyaient, d'autres se dressaient devant lui pour le combattre, et quelques uns, une poignée, tentaient même de le faire revenir. Il ne répondit pas mais le professeur enchaina de nouveau, comme s'il ne se souciait pas de son état.
L'élève aux cheveux aussi bleus qu'une mer agitée s'avança alors vers le piano, l'effleurant du bout de ses doigts bandés. Tous sans exception. Comme s'il s'était retiré les ongles ou quelque chose comme ça. La vérité n'était pas si loin... En fait, à cause d'un cauchemar et d'une crise de somnambulisme, il avait gratté les murs jusqu'à ce que ses ongles saignent et tombent un par un. Quand il s'était réveillé, il était à l'infirmerie. Ses anciens amis avaient toujours été là pour lui malgré qu'il ne sache plus distinguer le bien du mal... Il se décida enfin à répondre à l'homme aux cheveux violets. Sa voix était neutre, sans aucun éclat mais en même temps d'un calme désarmant.
_ Je l'avais déjà entendu quand j'étais encore en Angleterre... Ca remonte à loin.
Il sentit son regard sur lui mais ne se formalisa pas. C'est vrai qu'il avait changé d'apparence dernièrement. Ses cheveux retombaient dans sa nuque en une multitude de mèches indisciplinées, un masque barrait la moitié de son visage à moitié caché par sa mèche qu'il prenait de plus en plus de place devant ses yeux. Il n'avait plus le style un peu rock d'avant, il portait des vêtements plus sombre et un manteau qui retombait jusqu'à ses chevilles, d'une blancheur qui ne représentait plus du tout celle de son coeur. Un changement radical en soi qui avait troublé pas mal de monde...
_ Vous aviez dit que vous étiez ravi de me rencontrer. Je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi...
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Sam 3 Sep - 15:24
Lysandre, à l'instant même où Nathanaël entra dans la pièce, sentit le regard vide du jeune homme se poser sur lui, le jaugeant et cherchant à le percer à jour. C'est sans broncher qu'il se plia à ce petit examen, conscient qu'il en avait sûrement fait de même. Il ne le quitta pas du regard, alors que le jeune homme s'approcha du piano, le perchoir du prof. Mais ce n'est que quand il l'effleura du bout des doigts que l'apatride remarque les bandages qui entoura ses deux mains, auparavant dissimulée par son long manteau blanc, ce qui lui arracha une légère grimace. Ses mains à lui étaient toujours parfaitement entretenues: manucure nickel, du vernis aussi violet que ses cheveux...Mais c'était tout à fait normal pour quelqu'un qui gagnait sa vie avec ses mains et sa voix. La chose la plus horrible qu'on aurait pu lui faire était de sans doute de lui briser les mains, le rendant incapable de jouer. C'est pour cela que voir ces mains martyrisées étaient pour lui une douleur. Lysandre, cependant, n'avait pas vu venir son geste suivant, fait presque par réflexe. Avant que Nathanaël n'ai eu le temps d'enlever sa main du piano, la sienne avait jailli, posée à présent sur celle du jeune Pandora. Lentement, avec délicatesse, il caressa les doigts blessés, comprenant qu'il avait dû avoir les ongles arrachés. Mais le professeur de musique s'il s'agissait là d'une auto punition inconsciente, d'un châtiment de Darkness....
Quelques secondes après, c'est seulement à cet instant qu'il se rendit compte de la portée de son geste, et il ôta lentement sa main, la posant sur ses genoux, toujours sans avoir quitté Nathanaël des yeux, ou avoir laissé paraître la moindre gêne. C'était sans doute l'un des principaux traits de caractère de l'apatride: Ce qu'il devait, ou voulait faire, il le faisait, et il était hors de question pour lui de présenter ses excuses après. Ce fut le jeune homme en face de lui qui brisa le silence qui venait de s'installer le premier, faisant une remarque sur la mélodie, qu'il connaissait de son temps en Angleterre.Oui, cela revenait à présent à Lysandre: Avant de venir à StarthClyde, Nathanaël, Miles et Maës Anderson vivaient en Angleterre... S'ensuivit ensuite une question de l'élève aux cheveux bleus, qui cette fois-ci ne parlait plus de musique. L'apatride pouvait très bien comprendre le pourquoi de cette interrogation, "ravi" ne devant pas être le mot qui revenait le plus souvent à la bouche de ceux qui le connaissait. Quoi qu'il en soit, c'est an anglais que Lysandre décida de lui répondre, passant du japonais à l'anglais avec une facilité déconcertante:
-Pourquoi? Sans doute parce que les deux camps se battent pour t'avoir, parce que je connaissais Tzvetan, et parce que je me demande, si lui n'avait pas la clef de ton bonheur, alors qui l'a...
Pendant une seconde, Lysandre se demanda même si Nathanaël comprendrait ce qu'il venait de dire. Il ne se faisait pas le moindre souci sur sa syntaxe, simplement son accent devait être tellement étrange! Il appuyait le R au lieu de l'avaler, un peu comme les arabes, le ton de voix aussi volubile et rapide que les italiens, il avait l'intonation des français et l'accent tonique des allemands. Les dialectes du prof de musique étaient des langues en elles-même, il se les étaient appropriés. Il avait tellement l'habitude de changer de langue que ses pensées étaient dans un mélange étrange de toutes ces langues. Par contre, l'apatride avait conscience de ne pas tout à fait s'être bien exprimé. Tzvetan avait possédé le bonheur de Nathanaël entre ses mains, mais le professeur de russe lui avait été brutalement arraché. Quelle était la personne qui avait hérité de ce pouvoir, celui de faire sourire la Poupée Silencieuse.
Se levant du piano, Lysandre s'approcha de Nathanaël, avant de prendre entre ses doigts le collier qui pendait à son, le pendentif en forme de cadenas qui semblait si important pour lui. Un jour, le prof se souvenait avoir vu une clef attachée au cou de Tzvetan, qui semblait correspondre à ce cadenas. Et il resta ainsi, abîmé dans la contemplation du coeur en pièces de Nathanaël Anderson.
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Jeu 8 Sep - 19:36
« I can't Escape This Hell.. »
Nathanaël se souvint de la première fois qu'il avait effleuré un piano. Tandis que ses souvenirs remontaient à la surface, la vision de leur maison natale remontait à son esprit. Voilà ça lui revenait maintenant. Sa mère. Elle jouait une berceuse au piano quand ils étaient jeunes. Comment avait-il pu oublier une telle chose ? Il se souvenait un jour d'avoir appris à jouer cette berceuse pour la jouer à Maës. C'était la première fois qu'il avait touché à un piano. Lorsqu'il avait été recueilli au Japon, il avait appris une mélodie qu'il avait appelé "La Mélodie du 14e". Enfin, c'était ses parents adoptifs, qui l'avait appelée ainsi parce que s'ils avaient eu l'enfant qu'ils avaient perdu, il aurait eu 14 ans quand Nathanaël avait appris la musique. Depuis il ne savait pas s'il arriverait à la rejouer. Bien que les notes raisonnaient encore dans sa tête. C'était une mélodie triste qui ravivait tellement de souvenirs... Et pas forcément des joyeux.
La jeune Poupée du Silence sursauta quand il sentit quelque chose effleurer ses doigts bandés et encore douloureux, preuve qu'il était désormais constamment sur le Qui-vive. Il détacha son regard de l'instrument et regarda la main posée sur la sienne. Il se surprit à trouver le contact agréable comme une sensation de... déjà-vu. Mais le contact dura trop peu longtemps pour qu'il puisse vraiment l'analyser, le ressentir à travers ses bandages - mal faits d'ailleurs. Il se surprit à en être déçu qu'il n'eût pas duré un peu plus. Il grimaça imperceptiblement. Qu'avait-il à être si distrait en ce moment ? Il baissait sa garde... C'était comme si.... comme si Lysandre pouvait lire en lui, atteindre son coeur. Lui qui avait toujours cru ça impossible. Peut-être les membres de la famille Anderson n'avait pas le droit de goûter à l'amour en hommage à leur mère qui avait subi les aléas d'un connard sans coeur et sans amour, morte d'avoir voulu aimer.
Nathanaël risqua un regard vers le visage du professeur mais se perdit dans son regard de nouveau tout comme Lysandre se perdait dans celui de Nathanaël. Les secondes passèrent jusqu'à ce que la voix du musicien s'élève de nouveau, en Anglais cette fois. La langue natale du jeune homme aux yeux vairons. Une langue qu'il avait failli oublier après toutes ces années passées au Japon. Une langue qui raviva tous les souvenirs de son enfance. Et un prénom qui l'acheva complètement. Tzvetan. Vraiment, le beau blond avait complètement troublé sa vie... avant qu'il ne lui arrache la sienne. Qui tenait le poignard ce jour là ? Darkness ? Lui ? Il avait passé 3 ans avec son frère dans sa tête, il ne savait plus qui était "Nathanaël" et qui était "Miles" dans sa tête. Peut-être était-il les deux ? "Nathes" ou "Milanaël"... Ou tout simplement un étranger.
Il le regarda s'approcher. Dans un silence troublé uniquement par les cliquetis de son collier, Nathanaël versa une larme que d'un seul oeil, l'autre n'ayant pleuré qu'à la mort de Narlyssa. Et ce n'était pas lui qui pleurait. Il songea alors au nombre de personnes qui possédait les clés de son cadenas de son coeur en piteux état. L'une des clés ne serait jamais retrouvée. Elle était bien au chaud contre le coeur de l'homme qu'il avait aimé. Une autre appartenait à Kagami, au fardeau aussi gros que la générosité de son coeur. Bien qu'il doutait du fait qu'elle soit capable de l'aider, il savait qu'elle n'abandonnerait pas avant qu'il ne revienne. Même si elle devait y laisser la vie. Une autre appartenait à Hito, alliée d'Alice. A un moment, Nathanaël avait cru l'aimer mais perdu dans ses sentiments, il s'était trompé. Cependant, il lui avait laissé sa clé, convaincu qu'un jour, il l'aiderait. Peut-être que le moment était venu. Finalement Nath s'exprima enfin dans un anglais sans faille, sans défauts, contrairement à celui de Lysandre dont l'accent avait fait sourire intérieurement Nathanaël.
_ Je ne sais pas qui a la clé de mon bonheur, de mon coeur, mais si cette personne existe, je suis navré de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Il n'y a pas longtemps, Tzvetan m'a fait découvrir le verbe "Aimer" mais il n'est plus de ce monde et ce qu'il m'a fait découvrir et enterré avec lui désormais.
Il détourna le regard, cachant de nouveau ses bandages dans ses poches. Décidément, Nathanaël Anderson n'était plus... Plus rien d'autre qu'une poupée au coeur figé dans la glace qu'on avait brisée puis piétinée.
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Sam 10 Sep - 12:51
Lysandre passa un moment plongé dans la contemplation du pendentif de Nathanaël. Il ne parvenait pas à détacher son regard de ce symbole d'un coeur brisé. Plusieurs avaient déjà essayé de le réparer, mais à ce jour sans succès. Que ce soit ses amis, comme Alice, la jeune chef des Exilés, ou encore Kagami, une élève de chant à lui, qui se souciait de lui sans doute plus que de sa propre vie, les amis avaient échoués. L'amour non plus ne lui avait pas réussi. Ignorant l'histoire avec Hito il pensait à la tombe de Tzvetan, et au regard vide de son amant qui restait en ces lieux, vide et triste.
Quand il releva la tête, le jeune prof vit que Nathanaël pleurait. Une larme unique, dans un oeil unique, mais qui exprimait tellement de souffrances... Lentement, l'apatride leva une main, et la posa sur son visage, pour essuyer la larme d'un geste tendre et délicat. Une nouvelle fois, aucune gêne ne s'exprima sur son visage, pas le moindre regret. Dans cette simple caresse s'exprimait ce que les mots ne rendaient qu'avec un pâle éclat.
Lentement il se détacha du jeune élève, et s'assit une nouvelle fois sur le piano. Dans cette position, il se sentait protégé, comme si son, avec son instrument, il ne pouvait rien arriver à lui ou aux personnes qu'il aimait. C'est sans un mot qu'il écouta la voix du jeune homme, s'exprimant dans un anglais parfait, évoquer la perte de son amour. Lysandre se fit, l'espace d'une petite seconde, la remarque que son accent aux teintes de bout du monde, avait dû le faire sourire. Cependant, il était triste de voir que la mort d'un être aimé était capable de changer chez une personne. Il était bien placé pour le savoir. Durant une seconde, ce n'est pas Nathanaël que le musicien vit devant lui, mais Xiaoyin, sa perle, celle qu'il avait juré de protéger, mais qu'il n'avait pas pu sauver. Bien sûr, Xiaoyin et Nathanaël n'avaient absolument rien en commun, une Poupée Silencieuse et une Violoniste qui dans sa tête aurait 18 ans toute sa vie. Mais, s'il pouvait aider le jeune homme, alors peut-être qu'il arrêterait de s'en vouloir de ne pas avoir insisté, cette nuit-là. Lysandre se rappelait, à l'époque, avoir demandé le dossier d'instruction de la mort de la jeune femme -qui bien sûr n'avait jamais rien donné. Depuis, deux images se bousculaient dans sa tête: la jolie Chinoise qui riait gentiment de son chevalier servant, et le cadavre retrouvé au fond d'une ruelle, les vêtements déchirés et les jambes demi-nues indécemment écartées sur le pavé, le regard à jamais vide et terrorisé.
Ce n'est qu'au prix d'un douloureux réajustement mental que Lysandre parvint enfin à retrouver le présent. Mais cette passagère absence était claire: Il n voulait plus JAMAIS, voir un de ses élèves mourir, alors qu'il aurait pu l'en empêcher. Le plus grand regret du professeur de musique, serait sans doute q'uil ne réussirait jamais à sauver tout le monde.
Revenant dont à l'instant présent, non plus dans sa maison de Beijing, mais dans la salle de musique de StarthClyde, Lysandre se leva du piano et ouvrit négligemment une grande armoire dans un coin de la salle. Dedans se trouvaient toutes ses partitions: Piano, violon, guitare, chant, mixtes, il y en avait dans absolument tous les genres et toutes les langues. Cette petite bibliothèque de musique avait 22 ans, temps depuis lequel jouait Lysandre. Choisissant quelques classeurs piano/voix qui semblait les plus appropriés à Nathanaël, en les sortit de l'armoire et les posa sur le piano, devant le jeune homme, avec aux lèvres un sourire joueur, il lui dit simplement:
-Trouve-moi quelque chose qui te plaît, et chante-le.
Lysandre ne doutait pas du tout que le jeune Black Rose entendrait toutes les phrases que l'apatride n'avait pas dites: "Quand les mots ne suffissent plus, et qu'on n'a plus la force de pleurer, il reste le chant. Chante-moi ta souffrance, Nathanaël, qu'enfin elle ne soit plus cette force sans nom qui te déchire le coeur toutes les nuit, et vole ta flamme le jour. Chante-moi la mort de Tzvetan, la mort de celui qui enfin t'avait compris, chante-moi la souffrance d'être la Poupée Silencieuse, chante-moi la douleur d'avoir des amis qui ne peuvent plus t'aider à présent. Chante-moi Nathanaël Anderson."
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Dim 18 Sep - 15:34
« Mon ami prends-tu ton envol à présent ? Vers un monde qui nous rejette toi et moi ?»
Aucun mot ne pouvait se placer sur ce qui se passait dans la tête de Nathanaël au moment où la main du musicien avait effleuré sa joue. Chose qu'il avait longtemps cru impossible, il sentit du liquide sous ses doigts. Une larme ? Il avait pleuré ? Impossible... Il avait pourtant aboli tous sentiments de son esprit ! Comment ça se faisait qu'il était encore capable de verser une larme ? C'était quasiment impensable pour lui... Et ce contact... Sur ça non plus il ne réussi à pas à mettre un nom. Comme s'il ne savait plus ce qu'était un simple sentiment... peut-être qu'au fond de son âme un petit Nathanaël, représentant celui qu'il était avant, criait qu'il avait froid, qu'il avait peur, qu'il était triste, triste de ce qu'il était devenu. Il resta figé, à simplement regarder cet homme qui lui aussi essayait de recoller les morceaux de son coeur comme un puzzle qu'il faut à toute fin terminer. Sauf que lui avait un truc en plus qui aurait pu correspondre à de la colle forte.
Le plus naturellement possible, il s'était de nouveau assis sur le piano et contemplait d'un air absent la pièce. Nathanaël lui rappelait-il des souvenirs ? Des souvenirs douloureux ? Le jeun homme au cheveux bleus s'écroula au sol comme si un lourd poids venait de se poser sur son coeur. Il avait mal... Quel était encore que cette sensation... ? Il avait l'impression que le visage de Tzvetan s'effaçait un peu plus chaque jour... Allait-il l'oublier ? Le beau blond allait-il repartir aussi vite qu'il n'était venu ? Il ne voulait pas... L'oublier salirait sa mémoire, il devait se souvenir chaque jour de la douleur que son être avait ressenti en serrant son corps ensanglanté contre le sien... Une nouvelle larme coula sur sa joue... Et le silence s'installa, froid, glacé, tout comme son coeur. Pendant un moment qui semblait durer des heures, il se retrouva isolé de toute chose.
Sa tête ne se releva que lorsqu'il eût de nouveau du bruit, c'est à dire, quand il entendit le professeur fouiller dans son armoire. Nathanaël se releva et le regarda faire. Il voulait qu'il chante ?! Mais... Sa voix n'était plus si belle qu'avant... Il prit cependant la peine d'ouvrir les classeurs de de feuilleter les musiques. Il n'en connaissait pas les trois quarts et se mordit doucement la lèvre... Mais finalement ses yeux vides s'écarquillèrent lorsqu'il vit le titre d'une d'entre elle. La musique qui symbolisait pleinement sa souffrance sauf qu'elle avait été chanté pour un couple hétéro... Mais les paroles touchaient le fond de son corps à chaque fois qu'il les entendait. Il détacha la feuille du classeur et la tendit au professeur
_ Celle-là..
Arriverait-il à la chanter devant quelqu'un et pas uniquement avec son baladeur sur les oreilles ?
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Couleur de paroles de Nathanaël : #1588E9
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Sujet: Re: Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël] Ven 23 Sep - 17:39
C'est sans un mot que Lysandre laissa Nathanaël faire son choix parmi les innombrables partitions que comptaient tous ses classeurs. Il n'avait opposé aucune résistance à ce petit jeu, qui lui permettrait d'avancer d'un pas de plus dans le coeur du jeune Black Rose. Sans le quitter des yeux, il le regarda détacher une partition, et la lui tendre. L'apatride la prit doucement, sans en lire le titre afin de se ménager un petit effet de surprise. Avec déférence il la posa au piano, et s'y assit avant de lire enfin la chanson. Cette mélodie était un excellent choix, sans doute l'une des plus représentatives de l'état dans lequel se trouvait Nathanaël. Lysandre parcourut rapidement les portées du regard, afin d'être certain qu'il serait capable de la rejouer.
-Accorde-moi quelques instants, et je suis à toi.
Le professeur de musique exécuta quelques accords et quelques gammes afin de s'échauffer. Le plus simple aurait été de jouer le début de la chanson, mais ce serait gâcher la surprise qu'elle créérait dans quelques instants. Lysandre était bien assez bon pour se concentrer sur la partition, le piano, et le plus important: Nathanaël. Durant quelques minutes, il joua donc ainsi, des gammes et des petites suites d'accords, afin d'être capable de donner le meilleur de sa musique quand la voix de la Poupée Silencieuse viendrait s'ajouter à celle de son piano.
-On peut commencer, maintenant.
Sa voix avait un tout petit peu de sa chaleur habituelle, mais c'était tout à fait normal pour l'apatride, qui avait tendance à oublier le reste du monde en face de son piano. Mais cette fois-ci, il eut un geste étrange: avant de poser sa main droite sur le piano, il la porta à ses lèvres et mordit dans le cinquième doigt. Ce geste était une petite habitude de lui quand il devait donner un cours, ou encore faire attention à autre chose que la musique quand il jouait. Dans le cas contraire, il se laissait emporter, et la fin du monde pourrait bien arriver pendant ce laps de temps qu'il ne verrait rien. Ce geste était donc fait pour lui rappeler qu'il n'était pas tout seul. Et cette fois-ci, l'enjeu était de taille. Bien qu'il n'en ai jamais été question à voix haute, Lysandre sentait de façon intuitive que cette rencontre allait avoir de bien plus grandes conséquences que ce qu'il pouvait imaginer.
L'apatrise posa ses mains doucement sur le clavier, fit un signe de tête en direction de Nathanaël pour lui signaler qu'il allait commencer. Et très vite, les notes se mirent à danser dans la pièce. Lysandre affectionnait particulièrement l'introduction de cette chanson, dont les notes semblaient tourner sans fin. Elle ne durait que peu de temps, comparativement au reste, mais c'était déjà un petit monde à elle toute seule. Quelques temps avant que la voix n'arrive, Lysandre releva la tête vers le jeune Black Rose en face de lui. Sans cesser de jouer, les yeux plongés dans ceux de Nathanaël, il l'écouta chanter.
Chante pour moi, Poupée Silencieuse...[PV Nathanaël]
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